• Interview de Psychologie Magazine - Novembre 2015

    Enfant mystique, adolescent cherchant les réponses en lui, chirurgien démissionnant le jour de sa nomination à un poste hiérarchique à Bordet pour suivre son intuition et devenir psychothérapeute, Thierry Janssen avance en cohérence sur son chemin initiatique. « Je suis un moine d’une certaine manière », dit-il au sortir d’une retraite de deux ans, avec le sujet de son prochain livre gravé au plus profond de lui : la spiritualité.

     

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    psycho bel_2011_fevrierInterview de Psychologie Magazine - Mars 2014

    Psychologies : Vous êtes l’un des premiers, avec le neuropsychiatre David Servan-Schreiber, à avoir encouragé l’association des médecines conventionnelle et non conventionnelles. Qu’est-ce qui vous a convaincu ?

    Thierry Janssen : La médecine que j’ai apprise à l’université s’est développée à partir d’une vision réductrice et matérialiste de la réalité. Elle est un produit de la pensée occidentale, qui morcelle et analyse la réalité dans ses moindres détails. Cette manière de penser remonte à la Grèce classique et a été revalorisée au siècle des Lumières, lorsque les philosophes ont postulé que l’être humain était en dehors et au-dessus de la nature, devant utiliser son intelligence pour la dominer. La science analytique a effectivement permis d’échapper à certaines de ses lois, telle que la gravité ; cela nous a permis d’aller sur la Lune. En médecine, elle est à l’origine de grands progrès, en particulier ceux de la chirurgie, qui répare les corps mal formés, cassés et usés, ainsi que la lutte contre les infections, avec les mesures d’hygiène, les antibiotiques et les vaccins. Cela a permis à un plus grand nombre de gens de vivre plus longtemps. Mais il existe aussi des maladies, souvent chroniques, dues à l’usure et aux mauvaises conditions de vie, pour lesquelles cette médecine a peu de remèdes vraiment efficaces.

     

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  • Leurs ouvrages sont les nouvelles bibles de lecteurs déboussolés. Enquête sur ces experts en bien-vivre qui ont transformé la quête de sens en best-sellers.

    ILS NOUS VEULENT LE PLUS GRAND BIEN DU MONDE, enchaînent les tournées en France et à l'étranger, reçoivent des dizaines de lettres et de mails par jour, et chacun de leurs livres déclenche un raz de marée Christophe André, Fredéric Lenoir, Thierry Janssen, Alexandre Jollien et Laurent Gounelle sont les nouvelles stars de la quête de sens Ni people ni prophètes, rois postmodernes de l'empathie, ils font battre les coeurs sensibles en ne proposant rien de plus, rien de moins non plus, qu'un chemin possible vers le bonheur Les ventes cumulées de leurs livres, situés au croisement de la psychologie, de la philosophie, de la spiritualité et de l'expérience personnelle, explosent le box-office Cet automne, les Français dévorent « Sérénité. 25 histoires d'équilibre interieur » de Christophe André (ed Odile Jacob), « La Guénson du monde » de Fréderic Lenoir (ed Fayard), « Confidences d'un homme en quête de cohérence » de Thierry Janssen (éd Les liens qui libèrent), « Le philosophe qui n'était pas sage » de Laurent Gounelle (éd Plon) ou encore « Petit traite de l'abandon» d'Alexandre jollien (éd Seuil) Le succes est parti pour durer, et l'un de ces livres sera peut-être votre prochain cadeau de Noel.

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  • Entretien paru dans la revue Reflets

    Depuis de nombreuses années, je suis le parcours de Thierry Janssen. Ce qui me touche en premier lieu, c'est sa capacité à se remettre en question. En 1998 il quitte son métier de chirurgien urologue pour devenir psychothérapeute spécialisé dans l'accompagnement des patients atteints de maladies physiques ou comme il se plait à se nommer « chirurgien de l'âme ». En deuxième lieu, je suis stupéfaite de sa sincérité. Son nouveau livre Confidences d'un homme en quête de cohérence, éd.LLL, en est la preuve. T.R.

    Comment êtes-vous venu à la spiritualité ?

    Je suis tombé dans la spiritualité vers l'âge de six ans en découvrant la civilisation de l'Égypte ancienne. J'étais un enfant très sensible, je souffrais dans mon corps et j'avais peur des autres. Ma passion pour l'Égypte a été une sorte de refuge. De plus, elle m'a permis d'apprivoiser la mort. Car, à l'époque, ma mère a subi une intervention chirurgicale assez conséquente. Récemment, j'ai retrouvé des dessins où j'avais représenté ma famille en pleurs autour d'un cercueil dans lequel reposait ma mère. Je réalise à quel point j'ai eu peur de la perdre. Ce n'est sans doute pas par hasard si, au moment où elle m'a présenté le chirurgien qui l'avait opérée, j'ai décidé qu'un jour j'exercerais ce métier. Mon enfance a été nourrie par le désir de pratiquer la chirurgie, en même temps qu'elle était motivée par l'envie de devenir égyptologue. Arpag Mekhitarian, dont je parle dans mes Confi dences, m'a permis de suivre une série de cours d'égyptologie, tout au long de mon enfance. À dix-huit ans, habité par des intentions altruistes, j'ai opté pour la chirurgie mais je reste profondément relié à l'Egypte. C'est d'ailleurs sur les bords du Nil que j'ai écrit ce livre.

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  • interview sante_integrative_24_2011

    Article du magazine Santé Intégrative - Décembre 2011

    Après nous avoir raconté sa récente retraite en Egypte, l’auteur nous explique pourquoi il a appelé son livre Le défi positif, puis, il nous éclaire sur les les trois conceptions du bonheur. 

    Alain Gourhant : Vous sortez d'une période de silence de plus de deux ans, que vous appelez une retraite. Que signifie ce mot "retraite" et que s'est-il passé pour vous pendant ces deux ans ?  

    Thierry Janssen : En 2009, je me suis retrouvé dans une situation périlleuse, au sens où je suis tombé malade. Je me suis senti responsable de cette situation, car suite à la parution du livre La maladie a-t-elle un sens ?, j'ai répondu à de très nombreuses sollicitations. J'ai donné plus de 200 conférences dans 7 pays différents. J'étais épuisé. Or, plus j'avance, plus j'ai besoin de préserver un espace à l'intérieur de moi, un lieu de paix et de silence. Lorsque je n'y arrive pas, j'éprouve de l'agacement, je deviens irritable. En 2009, je ne vivais plus qu'à l'extérieur de moi, je suis tombé malade. Cela a commencé par une grippe que j'ai mal soignée puis, au mois de mars, l'infection virale s'est compliquée d'une paralysie faciale droite. J'ai tout d'abord cru à un accident vasculaire cérébral, j'ai eu très peur. Alors que j'étais hospitalisé à la Salpêtrière à Paris, sous hautes doses de cortisone, j'étais très fâché contre moi-même car j'avais fait exactement le contraire de ce que je recommande aux autres de faire. Je m'étais considéré au-dessus des lois du bon sens qui demandent de respecter les besoins essentiels. Il était temps que je consacre à nouveau du temps à mon travail intérieur. Il fallait que j'arrête de répondre à toutes les demandes de consultations, de conférences ou d'apparitions dans les médias. C'était mon "petit ego" qui m'avait entraîné dans cette spirale infernale. Or ce "petit ego" n'est qu'une réponse à la peur, la peur qu'on ne lise pas mes livres, la peur de ne pas obtenir suffisamment de reconnaissance, la peur de ne pas être aimé. Je pourrais bien entendu aussi dire que j'avais le souci de propager un message humaniste car rien n'est tout blanc ou tout noir. Néanmoins, au-delà de cette bonne intention, il y avait les peurs absurdes de cet ego tyrannique, capable de me mettre en danger. Lorsque je m'éloigne de mes besoins essentiels, j'ai l'habitude de me demander ce que j'aimerais faire, s'il me restait peu de temps à vivre.

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  • Article de Psychologie Magazine France - Octobre 2011

    Psychologies : Pourquoi nous sentons-nous stressés de façon permanente ?

    Thierry Janssen : Nous avons construit notre société sur un mode hédoniste et matérialiste qui nous fait confondre bonheur avec jouissance et confort. Du coup, nous faisons tout pour éviter l’inconfort. Nous produisons et nous consommons beaucoup pour nous protéger, nous divertir et nous apaiser. Cela nous oblige à vivre dans une tension continue. D’autant plus qu’il existe un phénomène que l’on appelle l’« adaptation hédonique », en vertu duquel nous ne sommes jamais suffisamment rassasiés. Le cercle est vicieux. Habitués au confort, nous supportons de moins en moins les contrariétés. Nous nous croyons tout-puissants et nous sommes prêts à tout pour l’être. Le prix que nous payons est ce stress chronique que nous éprouvons.


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  • thumb psycho_2011_septembre

    Article de Psychologie Magazine Belgique - Septembre 2011

    Psychologies : Vous avez fait le choix in extremis de ne pas publier votre avant dernier livre écrit sur le thème de la cohérence…par souci de cohérence. En quoi a-t-il inspiré votre nouvel opus ? 

    Thierry Janssen : J’ai nourri Le Défi positif, non pas du propos, mais de l’intention de mon livre sur la cohérence. Un ouvrage que j’ai abandonné sur une clé USB, glissée dans une anfractuosité rocheuse de la Vallée des Rois, en Égypte (Rires). Quand j’ai décidé de ne pas le publier, j’ai cru que je n’écrirais plus. Puis le désir est revenu. A posteriori, je me rends compte que j’avais brûlé une étape. Je n’avais pas été cohérent par rapport à mon projet de départ qui était d’écrire une trilogie à propos de la médecine, de la maladie et de la bonne santé.

     

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  • nouvelles clesInterview du Dr Thierry Janssen au sujet de son dernier livre :

    La maladie a-t-elle un sens ?

    Enquête au-delà des croyances

    Alain Gourhant (magazine Santé Intégrative): pourquoi avez-vous écrit ce livre, à ce stade de votre parcours ?

    Thierry Janssen : la raison est d'abord personnelle : quand je travaillais à l'hôpital, je ne me rendais pas compte du besoin de sens des patients que j'opérais. Je n'imaginais pas à quel point il était important pour eux de trouver une explication à ce qu'ils vivaient. Je ne soupçonnais pas que ces patients cherchaient à intégrer leur maladie à leur parcours de vie, afin de trouver un sens à leur expérience et définir une direction à leur existence. Depuis que j'accompagne les malades en tant que psychothérapeute, je me rends compte que cette question du sens est primordiale ; pouvoir y répondre correspond à un besoin fundamental pour l'être humain. J'ai donc été amené à m'interroger afin d'élargir le champ de ma réflexion. Vous savez, il y a un monde entre l'exercice de la chirurgie et la pratique de la psychothérapie. Est-ce que vraiment la maladie a un sens? Et, si elle a un sens, quel est-il? Comment y répondre, comment aider les patients face à cette question? Ce nouveau livre rend compte d'une réflexion personnelle éclairée par les connaissances de ma culture – une culture scientifique, contemporaine, occidentale.

     

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  • nouvelles cles

    Entretien avec Thierry Janssen (propos recueillis par Nathalie Calmé pour la revue Alliance)

    En 1998, vous démissionnez soudainement du centre de cancérologie de l’université de Bruxelles, « fatigué, dites-vous, d’une spécialisation à outrance qui empêche de voir le
    malade derrière l’organe et l’être humain derrière le malade ». Comment en êtes-vous arrivé à cette décision radicale ? J’avais tout sacrifié à ma carrière médicale et chirurgicale. Je m’étais enfermé dans une course à gravir les échelons de la hiérarchie académique. Depuis l’enfance, je rêvais de devenir chirurgien et professeur de médecine pour enseigner.
    A l’âge de 35 ans, j’ai commencé à me sentir très à l’étroit dans mon métier. Je fonctionnais comme une machine performante dans une médecine dont l’esprit est lui-même très
    mécaniste. Mon inconfort était tel que je me suis mis à somatiser. J’avais le dos couvert d’eczéma et je faisais des conjonctivites à répétition.
    J’ai fini par obtenir ma nomination dans le centre de cancérologie de l’université de Bruxelles. Et, le jour de mon entrée en fonction, sans aucune préméditation, subitement, j’ai réalisé que si je prenais ce poste, j’allais tuer quelque chose de profond, d’essentiel en moi qui demandait à être exploré, à se révéler, à s’exprimer. Je suis entré dans mon nouveau bureau et j’ai écrit ma lettre de démission. Faire ce choix a libéré en moi une force incroyable ! Une certitude
    inébranlable. Evidemment, par la suite, il a fallu en assumer les conséquences en affrontant le regard des autres qui pensaient que j’étais devenu complètement fou.

     

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  • nouvelles clesInterview de Sylvain Michelet pour la revue Canopée 2007

    Etonnant Thierry Janssen ! Chirurgien de renom, assistant à la faculté, nommé dans le centre de cancérologie de l’université de Bruxelles, il démissionne soudain, fatigué d’une spécialisation à outrance qui l’empêche de « voir le malade derrière l’organe et l’être humain derrière le malade ». Formé à d’autres approches, devenu guérisseur autant que médecin, il revient avec un livre événement, La Solution Intérieure. Dans cette synthèse, sans polémique mais richement documentée, des recherches menées par la science occidentale sur les effets de thérapies faisant appel à d’autres conceptions de l’homme, il en explique avec simplicité les fondements, dessinant l’avenir d’une « nouvelle médecine du corps et de l’esprit ».

     

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Thierry Janssen

Médecin et psychothérapeute

Chirurgien devenu psychothérapeute spécialisé dans l’accompagnement des patients atteints de maladies physiques, Thierry Janssen est l’auteur de plusieurs livres consacrés à une approche globale de l’être humain, au développement de ce que l’on appelle la « médecine intégrative » et à une vision plus spirituelle de la société (www.thierryjanssen.com). Il enseigne au Centre universitaire SigmundFreud, à Paris (www.sfu-paris.fr) et il est le fondateur de l’École de la présence thérapeutique, à Bruxelles (www.edlpt.com).

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Ouvrages

Le Travail d’une vie (2001), Vivre en paix (2008), La Solution intérieure (2011), La maladie a-t-elle un sens? (2010), Le Défi positif (2011), Confidences d’un homme en quête de cohérence (2012), tous réédités chez Marabout ou Pocket.