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psycho bel 2012 maiArticle de Psychologie Magazine - Mai 2012

Sept milliards d'êtres humains sur une petite planète dont les ressources naturelles s'épuisent à grande vitesse, confrontés à un réchauffement climatique qui risque de modifier les priorités. Occupation des terres arables, exploitation des réserves énergétiques, partage de la nourriture, accès à l'eau potable. L'un des enjeux majeurs du XXIème siècle est sans nul doute la cohabitation pacifique entre les peuples et, au sein des peuples, la coopération entre les citoyens. Je pense donc qu'il n'y a pas de sujet plus urgent à débattre que celui de l'entraide et de l'altruisme. Pour beaucoup de gens, le véritable altruisme n'existe pas . Que faut-il penser alors de ces expérimentations où des singes se privent de nourriture afin d'éviter qu'une décharge éléctrique soit infligée à leurs congénères ? Existe-t-il chez certains animaux la potentialité d'une générosité gratuite envers autrui dans le seul souci de son bien-être ? De nombreux exemples observés dans la nature tendent à le prouver : des mâles primates forment un pont avec leurs corps au péril de leur vie afin de permettre à une mère et à son petit de passer d'un arbre à l'autre, des éléphants s'occupent d'une vieille femelle aveugle, des dauphins soutiennent leur compagnon blessé pour le faire respirer à la surface.

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psycho bel 2012 avrilArticle de Psychologie Magazine - Avril 2012

Il y a quelques semaines, j'ai rencontré une jeune femme atteinte d'un cancer du sein avec des métastases aux poumons. Dès l'annonce du diagnostic, huit ans auparavant, cette patiente avait manifesté un optimisme à toute épreuve. À chaque mauvaise nouvelle, elle avait réagi en trouvant une raison de continuer à se battre. Son oncologue ne comprenait pas comment elle pouvait être encore en vie et, surtout, il s'étonnait qu'elle conserve un si bon moral. Persuadé qu'elle allait bientôt perdre courage, il lui avait recommandé de consulter un psychiatre. Le verdict de ce médecin avait été sans appel : pour lui, la patiente était dans le déni de sa maladie, elle refusait de voir la vérité en face, son attitude masquait une dépression. Il lui prescrivit donc un antidépresseur. La jeune femme eut beau protester en affirmant qu'elle était très lucide quant à son état de santé, le psychiatre ne voulut rien entendre. « Je refuse que l'on m'empêche d'avoir une raison de vivre, lui répondit la patiente. Pour l'instant, je souhaite trouver le moyen de prolonger mon existence afin de profiter le plus longtemps possible de ma famille et de mes amis. Comment peut-on dire qu'il s'agit d'une attitude dépressive ?

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psycho bel 2012 fevrierArticle de Psychologie Magazine - Février 2012

La semaine dernière, lors d'une consultation, une maman épuisée me confiait son « ras-lebol ». Elle n'en pouvait plus de passer son temps à « jouer les chauffeurs » pour conduire ses trois enfants à toute une série d'activités, le soir après les cours ou le mercredi après-midi lorsqu'il n'y a pas école. Judo, leçons de piano et atelier de peinture pour son fils aîné. Cours de danse, natation, initiation à la broderie et tennis pour sa fille. Hockey, violon et théâtre pour son fils cadet. Sans compter les rendez-vous chez le dentiste, les achats de matériel scolaire et, de temps en temps, une séance au cinéma. « Au moins, ils n'ont pas le temps de s'ennuyer », me dit-elle avec fierté. Sans doute, mais est-ce réellement une bonne chose ? Faut-il éviter l'ennui à tout prix ? De plus en plus de voix s'élèvent parmi les psychologues et les pédagogues pour s'insurger contre les « emplois du temps de ministres » que l'on impose aux enfants. Trop occupés à « faire », nos bambins n'ont plus l'occasion d'apprendre à « être ».

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psycho bel 2012 marsArticle de Psychologie Magazine - Mars 2012

Lorsque j'ai commencé à parcourir le chemin qui mène à une meilleure connaissance de soi, spontanément je me suis mis à écrire de manière quotidienne dans un cahier. J'y consignais mes impressions, mes émotions et les pensées qui les accompagnaient. Parfois cela se résumait à une phrase, un mot, un dessin ou une couleur posée sur la papier. L'important était pour moi de parvenir à exprimer ce qui se passait à l'intérieur de moi, de pouvoir contempler celui que j'étais, de prendre le recul nécessaire pour comprendre la complexité qui me constituait. Jour après jour, je créais dans mon journal un espace intime dans lequel je découvrais mes peurs et mes croyances, mes conditionnements et mes défenses, mes contradictions et mes aveuglements. L'écriture fut un formidable moyen de me réveiller. Quinze ans plus tard, elle reste une bonne façon de ne pas me rendormir. À condition de la pratiquer de manière régulière, sans complaisance, avec une sorte d' « intransigeance bienveillante » faite d'objectivité et de compassion. Il s'agit d'oser s'avouer ce que l'on pense profondément, sans jugement, en acceptant celui que nous sommes inconditionnellement.

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psycho bel_2012_janvierArticle de Psychologie Magazine - Janvier 2012

Parmi les nombreux courriels que je reçois sur mon site web, un certain nombre me sont envoyés par des psychanalystes qui m'accusent de faire la promotion des psychothérapies cognitivo-comportementales. Selon eux, ces « thérapies » ne sont, en fait, que des « gadgets » et des « recettes » destinées à faire fonctionner les gens en dépit de leur mal-être. La seule motivation des thérapeutes qui les proposent serait de créer du bonheur à tout prix, sans respecter la liberté des individus. Un jour, une psychanalyste particulièrement courroucée m'a reproché de faire l'apologie de la méditation, n'y voyant qu'un moyen de calmer l'angoisse sans permettre de guérir la souffrance en profondeur. Chaque fois que je reçois ce genre de courrier, je m'étonne car mon travail de thérapeute, d'auteur et de conférencier n'est pas de promouvoir une quelconque approche thérapeutique au détriment d'une autre. Au contraire, j'essaie toujours de comprendre les avantages et les limites de chaque proposition de traitement ou d'accompagnement afin d'établir des ponts entre les différentes alternatives.

 

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Thierry Janssen

Médecin et psychothérapeute

Chirurgien devenu psychothérapeute spécialisé dans l’accompagnement des patients atteints de maladies physiques, Thierry Janssen est l’auteur de plusieurs livres consacrés à une approche globale de l’être humain, au développement de ce que l’on appelle la « médecine intégrative » et à une vision plus spirituelle de la société (www.thierryjanssen.com). Il enseigne au Centre universitaire SigmundFreud, à Paris (www.sfu-paris.fr) et il est le fondateur de l’École de la présence thérapeutique, à Bruxelles (www.edlpt.com).

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Le Travail d’une vie (2001), Vivre en paix (2008), La Solution intérieure (2011), La maladie a-t-elle un sens? (2010), Le Défi positif (2011), Confidences d’un homme en quête de cohérence (2012), tous réédités chez Marabout ou Pocket.