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psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Janvier 2014

Il y a quelques années, une jeune femme m’appela pour que je reçoive sa maman à ma consultation. Cette dernière souffrait d’un cancer du sein avec des métastases osseuses. En entendant le nom de la patiente, je me souvins l’avoir rencontrée cinq ans auparavant. Elle était alors venue me demander mon avis thérapeutique suite à la découverte d’une petite tumeur cancéreuse dans son sein droit. Ayant lu mon livre La Solution intérieure, cette dame considérait que je faisais partie des médecins avec « un esprit suffisamment ouvert » pour confirmer que son cancer était d’origine psychologique. Je lui avais répondu que, par souci de garder l’esprit ouvert (comme elle disait si bien), je n’étais pas d’accord avec elle. Car, à l’instar de la plupart des maladies, bon nombre de cancers sont probablement causés par un ensemble de facteurs qui, séparément, ne sont pas dangereux mais, agissant ensemble, entraînent une perturbation responsable de la cancérisation de certaines cellules. Parmi ces facteurs, il y a des prédispositions génétiques, des déséquilibres alimentaires, des influences toxiques, des lésions infectieuses et sans doute, chez certains patients, des tensions psychiques et du stress chronique. Affirmer que le cancer est d’origine exclusivement psychologique paraît aussi simpliste et caricatural que de dire que les troubles émotionnels et le stress n’interviennent jamais dans le phénomène de cancérisation. Face à ma réponse tout en nuances, la patiente avait quitté ma consultation en déclarant que je n’avais pas l’esprit aussi ouvert qu’elle l’avait imaginé. En dépit de mes recommandations, elle avait décidé de ne pas se faire opérer et encore moins de se soumettre à une chimiothérapie, persuadée qu’une psychothérapie suffirait à la guérir. Cinq ans plus tard, la petite tumeur du sein avait grossi au point de s’ulcérer à la peau et d’envahir le creux axillaire du côté droit.

 

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psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Février 2014

Rien de tel que le récit d’une histoire vraie pour faire passer un message essentiel. Celle que je vais vous raconter se déroule à la terrasse d’un café parisien, par une belle après-midi d’hiver. Je lisais tranquillement un journal lorsque mon attention a été détournée par la conversation entre deux femmes assises juste à côté. Vous me direz sans doute que la curiosité est un vilain défaut et que l’indiscrétion est une attitude absolument déplacée. Je ne pourrai vous contredire mais, si vous aviez entendu le ton de la discussion entamée par mes deux voisines, je pense que vous aussi auriez tendu l’oreille pour connaître l’objet de leur discorde. L’une des deux protagonistes (coiffée d’un bonnet en laine rouge) semblait particulièrement fâchée. L’autre (la tête découverte) l’écoutait sans répondre. La femme au bonnet rouge commençait toutes ses phrases par un « tu » accusateur. Son discours était une litanie de reproches. Égoïste, calculatrice, manipulatrice, menteuse, irrespectueuse, blessante, avare, opportuniste. Plus la liste s’allongeait, plus la femme à la tête découverte fermait les poings et serrait les dents. Je la sentais prête à exploser. Moi-même j’éprouvais de la tension en entendant les mots courroucés de la femme au bonnet rouge. La tentation de prendre part à la dispute des deux femmes était grande. Cependant, je n’en fis rien. Au contraire, je revins vers moi en respirant profondément. Je ressentis aussitôt une pression douloureuse dans ma poitrine.

 

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psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Juillet-Août 2013

Il était une fois un vieux sultan qui, pressentant la mort approcher, réclama son fils à son chevet afin de lui léguer ce qu’il avait de plus précieux : un bel anneau d’or surmonté d’une volumineuse pierre bleue sous laquelle on pouvait dissimuler une mèche de cheveux, le souvenir d’un être aimé ou du poison destiné à tuer un ennemi. « Tu vois cette bague, dit le sultan, à l’intérieur tu trouveras la solution au pire des problèmes de l’existence. Passe-la à ton doigt et prometsmoi de ne l’ouvrir qu’au moment où tu n’auras pas d’autre choix, car la solution magique qu’elle contient ne te servira qu’une seule fois. » À peine eut-il prononcé ces mots, le vieux sultan rendit son dernier soupir. Quelques années plus tard, le nouveau sultan régnait sur un royaume prospère et en paix. La favorite de ses épouses s’apprêtait à donner naissance à un fils, un héritier pour le trône. Malheureusement, la jeune femme mourut en couches. Désespéré, le monarque resta prostré au fond de ses appartements durant de nombreuses semaines. Il refusait de s’alimenter et plusieurs fois il pensa à se donner la mort.

 

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psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Septembre 2013

Maria à quarante-trois ans. Divorcée, mère de deux adolescents, elle a dû fuir son pays ravagé par la guerre civile. Depuis, elle vit en Belgique où son diplôme de dentiste n’est pas reconnu. « Je ne peux donc pas exercer la profession pour laquelle j’ai été formée », explique-t-elle. Obligée de travailler pour nourrir et éduquer ses enfants, elle a été engagée comme technicienne de surface pour nettoyer des bureaux, la nuit, dans les tours du Quartier Nord à Bruxelles. « Dit plus simplement, je travaille comme femme de ménage », commente-t-elle avec humour. Je connais Maria depuis cinq ans ; je ne l’ai jamais vue de mauvaise humeur. Nous nous sommes rencontrés à ma consultation car un cancer du sein l’avait incitée à entamer une psychothérapie. Non pas qu’elle se sentait « malade » mais, simplement, elle désirait regarder en face de vieilles blessures psychologiques, les nommer, les apprivoiser et même s’en débarrasser. « Je suis convaincue que cela m’aidera à guérir ce cancer », m’avait-elle annoncé d’emblée. Son cancer est à présent guéri cependant Maria continue à fréquenter ma consultation. C’est pour elle l’occasion de se poser, de revenir à elle et de se ressourcer. Car son travail de nuit combiné à l’éducation de deux adolescents est éprouvant. Certains jours, je lui trouve le teint pâle, la mine fatiguée. Elle m’avoue être épuisée mais cela ne l’empêche pas de sourire. Même lorsqu’elle a appris que l’entreprise pour laquelle elle travaille risquait de la licencier.

 

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psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Juin 2013

Depuis une dizaine d’années j’accompagne psychologiquement des malades atteints de pathologies physiques. La plupart du temps, il s’agit de maladies chroniques dont un bon nombre sont des cancers. Car, pour beaucoup de gens, le cancer est une maladie qui se prolonge à travers de multiples traitements, des récidives ou, en cas de rémission, des contrôles réguliers sur le long terme. Certains de ces patients guérissent, d’autres pas. Mais, tous, ils se battent avec l’espoir d’aller mieux et de s’en sortir. Je rencontre alors des personnes qui recourent exclusivement aux traitements de la médecine dite « conventionnelle », d’autres qui choisissent de se soigner en plus à l’aide de traitements complémentaires proposés par des médecines « non conventionnelles », et d’autres encore qui refusent les remèdes de la médecine conventionnelle et préfèrent ne s’en tenir qu’à des soins non conventionnels. Curieusement, j’observe des guérisons et des échecs thérapeutiques dans les trois catégories de patients. Et ce pour des cancers de même nature, au même stade d’avancement et avec le même degré d’agressivité. On est donc en devoir de se demander ce qui aide vraiment les malades à guérir.

 

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Thierry Janssen

Médecin et psychothérapeute

Chirurgien devenu psychothérapeute spécialisé dans l’accompagnement des patients atteints de maladies physiques, Thierry Janssen est l’auteur de plusieurs livres consacrés à une approche globale de l’être humain, au développement de ce que l’on appelle la « médecine intégrative » et à une vision plus spirituelle de la société (www.thierryjanssen.com). Il enseigne au Centre universitaire SigmundFreud, à Paris (www.sfu-paris.fr) et il est le fondateur de l’École de la présence thérapeutique, à Bruxelles (www.edlpt.com).

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Le Travail d’une vie (2001), Vivre en paix (2008), La Solution intérieure (2011), La maladie a-t-elle un sens? (2010), Le Défi positif (2011), Confidences d’un homme en quête de cohérence (2012), tous réédités chez Marabout ou Pocket.