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psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Juin 2014

Depuis que je pratique le qi gong, de nombreuses personnes m’interrogent à propos de ce qu’elles appellent le « zigon », le « tsikon » ou, pire, le « chicon » (c’est le nom que l’on donne à l’endive, en Belgique). La plupart le définissent comme une gymnastique lente que l’on pratique dans les parcs en Chine. C’est un peu court. Je profite donc de cette chronique pour vous expliquer de quoi il s’agit vraiment. Avant tout, je dois vous dire que le nom de cette discipline se prononce « tchi kong », et signifie « le travail du qi ». C’est un ensemble d’automassages, d’exercices respiratoires et de méditations en position statique et en mouvement, visant la maîtrise du qi.


La notion de qi n’est pas facile à comprendre pour un esprit occidental. Nous la traduisons par le mot « énergie », energeia en grec : la « force en action ». Il s’agit, en fait, de l’ensemble de nos forces – la somme des énergies qui constituent notre vitalité. Tantôt physiques (mécaniques, thermiques, chimiques, électriques, magnétiques), tantôt psychiques (émotionnelles et intellectuelles), ces énergies sont transmutables ; elles forment un continuum qui est notre force vitale, le qi.

 

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psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Juillet-Août 2014

Voici venu le temps des vacances. Une parenthèse dans nos vies agitées, pressées et stressées. L’occasion de ralentir, de nous poser et de nous reposer. Puis viendra le temps de la rentrée. La reprise de notre course effrénée. Il ne faudra pas longtemps pour connaître le même état d’épuisement que celui dans lequel nous étions avant de prendre des congés. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a là une forme d’absurdité.

Pour beaucoup de gens, les vacances sont une soupape de sécurité qui les empêche d’exploser. Jamais dans son histoire l’être humain n’a été aussi souvent en congé. Pourtant, à entendre les plaintes des uns et des autres, il semble que jamais il n’a eu autant besoin de se reposer. Peut-être parce que jamais il n’a vécu d’une manière aussi agitée. Même lorsqu’il est en congé. Le simple fait de prendre connaissance du « programme » des activités de certains vacanciers suffit à nous épuiser.

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psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Novembre 2013

Dans son numéro du mois d’octobre 2013, la prestigieuse revue Psychological Medicine publiait les résultats d’une étude prospective internationale, sous le titre « Croyances spirituelles et religieuses en tant que facteurs déterminants pour l’apparition de dépressions majeures ». Dirigée par le professeur Michael King de l’University College de Londres, cette enquête a été effectuée par une équipe de médecins généralistes auprès de plus 8000 personnes, dans sept pays, sur une période d’un an. Elle conclut que les personnes ayant une pratique religieuse ou des préoccupations spirituelles sont touchées de manière plus intense par la dépression que les personnes ayant une manière de vivre plus terre-à-terre. Plus l’inclinaison religieuse ou spirituelle était forte au début de l’étude, plus le risque de dépression s’est révélé important. Et, lorsque les personnes montraient des symptômes dépressifs, leur religion ou leur spiritualité ne les aidait pas à aller mieux ; dans certains cas elle était même un facteur aggravant. Ces résultats indiquent donc qu’une perspective religieuse ou spirituelle affaiblit le bien-être des individus au lieu de le fortifier. Cela va à l’encontre de l’idée généralement admise (y compris dans le monde de la psychiatrie) d’un effet protecteur des pratiques religieuses et des croyances spirituelles face à l’adversité. Ainsi religion et spiritualité nuiraient à la santé mentale des individus.

 

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psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Octobre 2013

Jean a quarante ans, sa femme l’a quitté ; il a beaucoup souffert de cette séparation et le stress a déclenché chez lui un eczéma extrêmement étendu. Progressivement, au cours de son travail psychologique, il a compris que cette épreuve constituait une occasion inespérée de guérir une profonde blessure d’abandon. Jean a donc fini par accepter la rupture mais, au lieu de la subir comme une victime, il a décidé de transformer son expérience douloureuse en une source de croissance personnelle. « Je n’en pouvais plus de me sentir impuissant face à une situation que je n’avais pas choisie, explique-t-il. J’ai décidé de reprendre ma vie en main et d’agir d’une manière constructive. » Aujourd’hui, Jean affirme que le départ de sa femme a été une chance. Il se sent plus fort, plus construit, plus rempli. « Pas rempli par les autres, précise-t-il. Rempli de moi-même ! » Son eczéma va beaucoup mieux. Cécile a trente-six ans, elle souffre d’une insuffisance rénale ; depuis trois ans, elle doit se soumettre à des dialyses régulières pour épurer son sang en attendant une hypothétique greffe de rein. Au début de nos rencontres, elle exprimait sa révolte face à la maladie, son sentiment d’injustice de devoir dépendre d’une machine pour survivre, son angoisse pour le futur, sa tristesse aussi. Puis, avec le temps, son discours a changé. « Je me suis mise à penser que la maladie et les contraintes de son traitement avaient du bon », dit-elle en souriant. Car, Cécile a appris à apprécier le moment présent.

 

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psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Décembre 2013

Il y a des informations en apparence anodines qui réveillent en nous une profonde réflexion. Dans ma chronique du mois de novembre 2013, je rapportais les résultats d’une étude publiée dans la revue Psychological Medicine, selon lesquels la spiritualité est un facteur de dépression, tant au niveau de l’apparition des symptômes dépressifs que de leur aggravation1. Je faisais remarquer qu’une telle conclusion va à l’encontre des idées reçues sur le sujet. Et, cherchant une explication à cette contradiction, j’ai émis l’hypothèse d’une définition erronée de la spiritualité. Car on ne peut pas réduire le fait spirituel, comme le font les auteurs de cette étude, à la croyance en une force ou en un pouvoir extérieur à soi. La spiritualité est, au-delà des croyances, une science de l’esprit des choses et des êtres ; elle suppose une profonde compréhension des liens qui relient tout ce qui existe ; elle aboutit à la connaissance du souffle – le spiritus latin – qui donne la vie. En ce sens, la spiritualité est une science de l’amour. Parcourir un chemin spirituel n’est pas facile. Cela demande d’être à la fois objectif et compatissant à l’égard de soi-même et des autres. Tout voir et ne rien juger. Exercer une sorte d’intransigeance bienveillante faite de discernement, d’honnêteté et d’humilité. Identifier l’ombre et la lumière en nous, sans jamais culpabiliser. Accepter de contempler qui nous sommes en essayant de comprendre la loi de causalité qui nous a façonnés. Et avoir le courage d’assumer notre responsabilité en changeant certaines causes pour obtenir d’autres effets. Car nous sommes appelés à apporter des réponses.

 

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Thierry Janssen

Médecin et psychothérapeute

Chirurgien devenu psychothérapeute spécialisé dans l’accompagnement des patients atteints de maladies physiques, Thierry Janssen est l’auteur de plusieurs livres consacrés à une approche globale de l’être humain, au développement de ce que l’on appelle la « médecine intégrative » et à une vision plus spirituelle de la société (www.thierryjanssen.com). Il enseigne au Centre universitaire SigmundFreud, à Paris (www.sfu-paris.fr) et il est le fondateur de l’École de la présence thérapeutique, à Bruxelles (www.edlpt.com).

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Le Travail d’une vie (2001), Vivre en paix (2008), La Solution intérieure (2011), La maladie a-t-elle un sens? (2010), Le Défi positif (2011), Confidences d’un homme en quête de cohérence (2012), tous réédités chez Marabout ou Pocket.