Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

 

Article de Psychologie Magazine - Novembre 2014

Le 28 juin dernier, vingt-sept ans après avoir obtenu mon diplôme de médecin, j’étais invité par le doyen de la faculté de médecine de l’université de Louvain, où j’ai fait mes études, à prendre la parole devant les trois cents diplômés de l’année 2014, leurs familles et l’ensemble de leurs professeurs. C’était merveilleux de contempler mes jeunes confrères, les yeux brillants de joie et de fierté.

Je leur ai dit que le métier qu’ils ont choisi constitue une fonction sacrée dans le sens où il touche à la vie dans ce qu’elle a de plus sensible, de plus vrai, de plus cru et, souvent, de plus cruel ; qu’approcher autrui dans l’intimité de ses doutes, de ses angoisses et de sa souffrance est un privilège ; que cela demande beaucoup d’empathie et d’humilité ; qu’il faut apprivoiser ses propres peurs de la maladie et de la mort, pour ne pas tomber dans le piège de la volonté de toute-puissance ; que l’on ne soigne pas des maladies mais des malades – des êtres multidimensionnels qui perçoivent des sensations, éprouvent des émotions, ont des pensées, des espoirs et des convictions ; que notre compréhension scientifique de la réalité privilégie l’identification des détails au détriment d’une vision de la globalité ; que cela nous fait ignorer la complexité des liens qui existent entre les différents éléments de notre analyse ; que le peu d’importance accordée à ces liens est à l’origine des grandes crises qui se profilent à l’horizon de notre civilisation ;



Visualiser l'article complet (pdf)


Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

 

Article de Psychologie Magazine - Octobre 2014

Il y a quelques années, l’une de mes amies, brillante avocate d’affaires, a fait ce que l’on appelle un burn-out. À l’époque, elle élevait seule ses deux enfants en culpabilisant de ne pas avoir suffisamment de temps à leur consacrer. Elle travaillait quinze heures par jour dans un cabinet juridique, où elle passait son temps à jouer des coudes pour gravir les échelons de la hiérarchie tout en se pliant à des règles de fonctionnement qui allaient à l’encontre de ses valeurs profondes. Elle a fini par craquer. Épuisée, découragée, accablée par un douloureux sentiment d’impuissance, elle ne voyait plus de sens à ce qu’elle faisait. Elle était désespérée. Après une brève hospitalisation, elle a entrepris une psychothérapie. Progressivement, elle a compris à quel point elle avait vécu à la superficie d’elle-même, déconnectée de ce qui lui était essentiel, aveuglée par ses croyances, dirigée par ses conditionnements, obnubilée par son exigence de performance, assoiffée de reconnaissance.

Elle s’est rendu compte de son incapacité à écouter l’inconfort émotionnel et les tensions corporelles qui l’alertaient de sa déconnexion. Elle a donc décidé de se faire masser le corps pour développer plus de sensibilité. Elle s’est mise à pratiquer le yoga pour apprendre à respirer de façon consciente. Et, tous les matins, elle s’est efforcée de consacrer un peu de temps à la méditation. Après quelques semaines de cet « entraînement », elle a commencé à respecter des besoins essentiels qu’elle avait négligés jusqu’alors : dormir suffisamment, manger sainement, prendre du temps pour tisser des liens satisfaisants avec les autres, ...

 

Visualiser l'article complet (pdf)


Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

 

psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Avril 2014

Lorsque, en 1998, j’ai mis un terme à ma carrière de chirurgien, je me suis intéressé à des médecines qualifiées de « non conventionnelles », souvent moins scientifiques, plus empiriques, issues de traditions millénaires et faisant partie du patrimoine thérapeutique de l’humanité au même titre que la médecine dite « conventionnelle ». J’ai découvert alors le fossé qui existait entre ces cultures différentes. D’un côté, les tenants de la médecine scientifique niaient l’efficacité des approches non conventionnelles, sous prétexte qu’elle n’était pas prouvée et expliquée selon les critères de la science. De l’autre, les adeptes des médecines non conventionnelles avaient tendance à rejeter en bloc les acquis de la modernité avec un manque de nuances qui me paraissait tout aussi regrettable. Cela m’a motivé à publier La Solution intérieure, vers une nouvelle médecine du corps et de l’esprit1. L’idée était de traduire dans le langage rationnel de la science les belles intuitions des autres médecines, afin que celles-ci ne soient plus considérées comme « parallèles » mais qu’elles puissent, au contraire, converger au sein d’une « médecine intégrative », qui réunirait le meilleur de chaque approche thérapeutique au service des malades.

 

Visualiser l'article complet (pdf)


Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

 

Article de Psychologie Magazine - Septembre 2014

C’est la rentrée. Nos enfants vont reprendre le chemin de l’école. Fini de rêver et de s’amuser, il va falloir rester calme et attentif durant de longues heures de cours. Pour certains, cela ne sera pas facile. Ils seront peut-être diagnostiqués comme atteints d’un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) – une « maladie » dont l’incidence ne cesse d’augmenter. Dans les pays occidentaux, 3 à 5 % des enfants en souffriraient. Toutefois, le nombre des diagnostics se révèle moins élevé en Europe qu’aux États-Unis, où 10 à 20 % des écoliers sont jugés trop agités, impulsifs et inattentifs au point d’être traités par la Ritaline – un médicament psychostimulant apparenté aux amphétamines et inscrit sur la liste des stupéfiants.
Des différences culturelles expliquent sans doute ces disparités. Mais pas seulement, car, de façon troublante, plus le marketing en faveur de la Ritaline est agressif, plus la médicalisation des enfants est importante. Il faut dire que cette kiddy coke – la « cocaïne des gamins » comme l’ont baptisée les Américains – a des effets probants chez de nombreux enfants. Leur concentration s’améliore, leur impatience diminue, leurs résultats scolaires deviennent nettement meilleurs. Faut-il pour autant encourager la prescription de cette molécule ? Je ne le pense pas. D’autres solutions méritent d’être explorées : la relaxation, la méditation, une prise en charge psychothérapeutique, le recours à la psychomotricité, la pratique d’un art martial, d’un sport ou de toute autre activité nécessitant un engagement mental et physique. Évidemment, de telles mesures prennent du temps e

 

Visualiser l'article complet (pdf)


Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

 

psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Mai 2014

Beaucoup de gens me demandent comment repérer les charlatans qui, d’après eux, exercent en grand nombre dans le domaine des médecines non conventionnelles. Je réponds invariablement que, avant tout, il faut définir ce qu’est un charlatan. Est-ce forcément un escroc – c’est-à-dire quelqu’un qui cherche à s’emparer du bien d’autrui de façon malhonnête ? Est-ce toujours un imposteur – autrement dit une personne qui trompe volontairement les autres en se faisant passer pour ce qu’elle n’est pas ? Je ne le crois pas. Si l’on se réfère à la définition du dictionnaire, un charlatan exploite la crédulité des gens pour imposer ce qu’il a à leur vendre. Beaucoup de charlatans sont donc des escrocs, mais pas nécessairement des imposteurs car, le plus souvent, ils sont de bonne foi. Ils se croient bien informés et compétents alors que, en réalité, ils ne le sont pas, et c’est par inconscience et par ignorance qu’ils induisent les autres en erreur.

 

Visualiser l'article complet (pdf)


Thierry Janssen

Médecin et psychothérapeute

Chirurgien devenu psychothérapeute spécialisé dans l’accompagnement des patients atteints de maladies physiques, Thierry Janssen est l’auteur de plusieurs livres consacrés à une approche globale de l’être humain, au développement de ce que l’on appelle la « médecine intégrative » et à une vision plus spirituelle de la société (www.thierryjanssen.com). Il enseigne au Centre universitaire SigmundFreud, à Paris (www.sfu-paris.fr) et il est le fondateur de l’École de la présence thérapeutique, à Bruxelles (www.edlpt.com).

Newsletters

Ouvrages

Le Travail d’une vie (2001), Vivre en paix (2008), La Solution intérieure (2011), La maladie a-t-elle un sens? (2010), Le Défi positif (2011), Confidences d’un homme en quête de cohérence (2012), tous réédités chez Marabout ou Pocket.