Je suis timide mais...

AddThis Social Bookmark Button

05 11 05 LLEH Je suis timide maisArticle de la LLEH du 05/11/2005

Manque de confiance en soi, peur de décevoir, sentiment d’être inintéressant, conviction de paraître ridicule. « S’il faut agir, je ne sais que faire; s’il faut parler, je ne sais que dire; si on me regarde, je suis décontenancé », écrivait Jean-Jacques Rousseau dans ses Confessions. « La timidité a été le fléau de toute ma vie », avouait Montesquieu dans Mes Pensées. Car la vie du timide est faite d’occasions manquées, d’isolement et de frustrations. La tentation d’éviter les situations embarrassantes est grande. Et la peur de rougir, une obsession. Ereutophobie, dit-on en langage savant. Le drame du timide est alors de voir ses prophéties se réaliser. Et pour cause : à force de redouter de trembler ou de rougir, il finit par provoquer les réactions du corps qui trahissent sa crainte et son malaise. Car le corps ne triche pas. La timidité est toujours l’occasion d’un stress intense : l’adrénaline coule à flot dans les artères, les battements du cœur s’accélèrent, les muscles se tendent, l’estomac se contracte, des gouttes de sueur perlent sur le front, les mains sont moites, les joues chauffent. L’organisme tout entier est en alerte. L’inconfort est maximal. Il y a une dizaine d’année, une enquête révélait que 60% des Français se considéraient timides. Parfois, le trouble tourne à la véritable phobie : terrorisé, l’individu annule ses rendez-vous, il ne répond pas au téléphone, il ne correspond que par e-mail et, s’il doit quand même affronter le regard de l’autre, il se donne du courage en consommant de l’alcool. Cette anxiété sociale toucherait 2 à 10% de la population.

 

Visualiser l'article complet (pdf)

Mon nouveau livre


Vidéo à la une

ARTE - Thema - Comment être acteur de son bien-être?